Gedichten rond de dood (21)

Rouw en verdriet verzameld 22 augustus – 4 oktober 2026

Puisque le jour n’est jour que pour les yeux ouverts
Les ténèbres iront se jeter dans la mer.

Puisqu’à force d’être étoilé le ciel chancelle
Le ciel se videra d’étoiles comme d’ailes.

Les cœurs s’arrêteront tout d’un coup de souffrir
Et rien ne restera des os après mourir”

Jules Supervielle

600


Omdat de dag alleen dag is voor open ogen,
zal de duisternis in de zee verdwijnen.

Omdat de hemel, die zo vol sterren was, wankelt,
zal de hemel zich van sterren ontdoen alsof het vleugels zijn.

Harten zullen plotseling ophouden te lijden,
en er zal niets van de botten overblijven na de dood.

Jules Supervielle

600


Eeuwig duurt soms even

Het licht ligt te loeren onderaan de wolken.
Ik snak naar ginder.
Buiten. De verte. De stilte. De ruimte.

Ik wil mezelf verlaten. De man voor het scherm.

Luisteren naar de wind. En de zerken.
De abdij. En de getuigen van de dood.
Allemaal voorbijgangers. Voor even.

De jaren vertellen mij dat eeuwig
slechts thuishoort bij een geliefde.
Die zich vergist. In de tijd.

Oscar van den Boogaard


à Koutcher

si nous restons en vie
j’essaierai pour la première fois
de planter une tige dans un champ
épargné par les mines
planter avec mes mains d’habitante des villes
qui n’a vu
ce que cache l’asphalte
qu’avec l’arrivée de la guerre
si nous restons en vie
nous habiterons la terre
où chaque respiration donnée
nous ramène à
tout ce qui a été éprouvé
invisible et violent
la lune bleue résonnera à nos oreilles
chaque hiver la glace me coudra aux montagnes
et aux steppes en cartes tordues
cela en sera fini du romantisme
le romantisme a déserté le front
avec l’héroïsme
en me laissant brusquement
ta présence …
aux cheveux gris et pleine de passion
nous inviterons la Mort
à se réchauffer près du feu de bois
Elle nous battra avec ses bâtons
nous frotterons
ses mains glacées
si nous restons en vie
je subirai avec moins de douleur
la lumière douloureuse du printemps
qui me blesse
elle qui rejaillit chaque fois à la fin de l’hiver
de l’hiver que
je ne peux oublier
dans ce pays où aucun hiver ne s’oublie

Yaryna Chornohuz.

Traduction: de l’ukrainien par Ella Yevtouchenko et Frédéric Martin


Aan Koutcher

Als we het overleven
zal ik voor het eerst proberen
een jonge boom te planten in een veld dat niet door mijnen is aangetast
te planten met mijn stadse handen
die alleen zagen
wat het asfalt verbergt
met de komst van de oorlog
Als we het overleven
zullen we de aarde bewonen
waar elke ademhaling
ons terugbrengt naar
alles wat we hebben ervaren
onzichtbaar en gewelddadig
de blauwe maan zal in onze oren weergalmen
elke winter zal het ijs me aan de bergen vastnaaien
en de steppen in verwrongen kaarten
dat zal het einde van de romantiek zijn
de romantiek heeft het front verlaten
samen met het heldendom
plotseling achterlatend met
jouw aanwezigheid…
met grijs haar en vol passie
zullen we de Dood uitnodigen
om zich te warmen bij het houtvuur
Ze zal ons slaan met haar stokken
we zullen wrijven
over haar ijskoude handen
als we het overleven
zal ik met minder pijn verdragen
het pijnlijke licht van de lente
dat verwondt
dat elke keer weer opduikt aan het einde van de winter
van de winter dat
kan ik niet vergeten
in dit land waar geen winter wordt vergeten

Yaryna Chornohuz.

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PROSE ET PROSES

«Pour avoir demandé à vivre, vous serez durement punis!
— Mais nous n’avons rien demandé.
— Répétez ce que vous avez dit!»

Un bonhomme de neige sort de la forêt de sapins, s’en vient vers moi, tant bien que mal.
«Bonhomme, ne vois-tu pas que s’avance le dégel? Tes pieds dégoulinent vers le ravin. Déjà, tu marches sur les genoux en attendant tes cuisses.»
Mais le bonhomme avançait toujours.

Et si nous regardions la vie par les interstices de la mort?

Ô disproportion! Une main humaine toute seule et grandeur nature, sur la mer, elle-même grandeur nature. Que faire de ces millions de vagues et de ces cinq doigts qui ne sont pas faits pour pétrir le limon sans bornes de la mer?

Qu’est-ce que c’est que cette énorme oreille restée toute seule dans ma chambre? Mais c’est l’oreille de la bonne qui écoute, même quand elle n’est pas la.

Le mort avait emporté une tasse de café bien chaud et Il en buvait tout seul à petites gorgées. Il pouvait parfaitement le faire puisque personne ne le voyait.

Il avait aussi sauvé du naufrage quelques substantifs, deux ou trois infinitifs, quelques participes présents ou passés, deux ou trois prépositions. Dans la bousculade genérale, il n’avait pas eu le temps de prendre un seul adjectif.

Jules Supervielle

643-644


PROZA EN PROZA

“Omdat je vraagt ​​om te leven, zul je zwaar gestraft worden!”
“Maar we hebben niets gevraagd.”
“Herhaal wat je zei!”

Een sneeuwpop komt uit het dennenbos tevoorschijn en loopt naar me toe, worstelend om zich een weg te banen.
“Sneeuwpop, zie je dan niet dat de dooi eraan komt? Je voeten druipen richting de ravijn. Je loopt al op je knieën, wachtend tot je dijen groeien.”
Maar de sneeuwpop bleef komen.

Wat als we het leven door de kieren van de dood bekijken?

O, de wanverhouding! Een eenzame, levensgrote mensenhand op een levensgrote zee. Wat moeten we denken van deze miljoenen golven en deze vijf vingers, die totaal ongeschikt zijn om het oneindige slib van de zee te kneden?

Wat is dit enorme oor, helemaal alleen achtergelaten in mijn kamer? Maar het is het oor van de dienstmeid dat luistert, zelfs als ze er niet is.

De dode man had een kop gloeiendhete koffie meegenomen en dronk die in zijn eentje op, slokje voor slokje. Dat kon hij prima doen, want niemand kon hem zien.

Hij had ook een paar zelfstandige naamwoorden, twee of drie infinitieven, een paar tegenwoordige of voltooide deelwoorden en twee of drie voorzetsels uit het wrak geborgen. In alle hectiek had hij geen tijd gehad om ook maar één bijvoeglijk naamwoord mee te nemen.

Jules Supervielle

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SHE AT HIS FUNERAL

They bear him to his resting-place-
In slow procession sweeping by;
I follow at a stranger’s space;
His kindred they, his sweetheart I.
Unchanged my gown of garish dye,
Though sable-sad is their attire;
But they stand round with griefless eye,
Whilst my regret consumes like fire !

Thomas Hardy


ELLE, À SES FUNÉRAILLES

On l’emporte à son dernier repos
En majestueuse et lente procession
Que je suis, à ma place d’étrangère.
La famille, ici. Moi, son amante, là.
J’ai gardé ma robe voyante ;
Eux, portent des habits de deuil.
Mais ils l’entourent les yeux secs,
Tandis que la douleur me consume.

Thomas Hardy


Troost

De tulpen die zij gisteren in een vaas schikte.
Op de ronde marmeren tafel.
En haar daar bewaren.

Als een tabernakel.

Van haar weelderige topografie
waarin mijn zinnen verdwalen.
Tastbare verlangens. En begeerlijk gemis.

De herhaling. Van het komen en gaan.

De troost van woorden.
Van een dode dichter.
De textuur van een boek. En een leeslint om te koesteren.

Weg van het lawaai in een krant.

Oscar van den Boogaard


Voor de overlevenden

We hingen wat rond
we lazen een boek
we voedden een droom
we vonden een job
we werden verliefd
we kregen een kind
we waren weerloos
maar vatten moed
we wilden iets anders
we hadden het goed
we baden en vloekten
we boden het hoofd
we deelden geheimen
één deelden we niet
we vochten en schreeuwden
maar braken ons woord
we hadden verdriet
en liepen verloren
we zochten een doel
maar vonden het nergens
de ene dag hemel
de andere hel
we lachten en huilden
we stierven vrij snel

Ivo van Strijtem (1953)

uit: Wereldburgers (Atlas Contact, 2026)


LA FABLE DES DEUX DÉFUNTS

Venant de l’au-delà, deux morts se retrouvent
vivants sur Terre. Ils ont obtenu
un laissez-passer à leurs risques et périls

PREMIER DÉFUNT

La merveille d’être un vivant
Autour d’un cœur en mouvement
Qui est notre pierre de touche
Et d’avoir ce qu’il faut de bouche,
De front, de nez et de menton
Pour être un homme de ce monde.
À qui des visages répondent!
Aller et venir comme on veut
Sur des pieds sages et sérieux
Qui évitant les précipices
Jamais de plein gre ne trahissent.
Et nous n’avons rien à voir
Avec ces êtres blafards
Que l’on nomme des fantômes
Et qui n’ont plus rien d’un homme.

DEUXIÈME DÉFUNT

N’es-tu pas hanté par la chose
Que l’on nomme métempsycose ?
Surveille-toi’ dans ce miroir
Où pourrait fondre ton espoir.

PREMIER DÉFUNT

Je regarde dans la glace
Et je vois vide la place.
À la place de mon front
Toutes les suppositions,
À la place de mes yeux
Un vide non sourcilleux,
A la place de mon nez
Un vertige de damné,
A la place de ma bouche
C’est un gouffre sans retouche,
Si j’insiste sur le tout
C’est la synthèse d’un trou,
Une caverne, un néant
Qui m’abandonne béant.
Je suis l’image du doute,
Si l’on me parle, j’écoute
Mais avant d’avoir rien fait
Je suis sûr d’être refait.

Le mort-vivant est changé en fox-
terrier, son ami le console.

DEUXIÈME DÉFUNT

Ah ! petit, qu’es-tu devenu ?
Te volla tout d’un coup plus nu
Que le couvercle de la tombe.
Ne frissonne donc pas ainsi !
Mort ou vivant l’homme est souci,
Nous sommes frères d’outre-tombe,
La peau humaine est toute angoisse,
Plus on est grand, plus grand l’espace
Pour la douleur et l’inconnu,
Tu occupes petite place
Et ton problème est moins ardu.
Homme ou chien, vivre c’est pareil,
Boire, manger, avoir sommeil,
Tu auras le tout — et tes restes —
A ta façon et sans conteste.

PREMIER DÉFUNT

Très mécontent’ de ma peau,
Je me sentais peu dispos.

DEUXIÈME DÉFUNT

Faible, trop faible raison
Pour changer tout de ton long
Et pour troquer ton physique
En de la métaphysique.

PREMIER DÉFUNT

J’étais là comme vous êtes,
Homme sans changer à mal,
Soudain des pieds à la tête
Je devins un animal,
Plus chien que les autres bêtes
Car je connaissais mon mal
Moi, le fils de la confiance
Et le neveu du pinson,
Le frère de l’espérance,
Le cousin d’une chanson.
Muet comme sont les chiens
J’enregistrais comme un homme
Et si je ne disais rien
Je faisais en moi ma somme,
J’additionnais, retranchais,
Jamais je ne m’arrêtais
De soupeser, d’écouter,
D’être fléau de balance
Qui pèse juste et qui pense.
Je voyais et j’entendais
Mais sans être à mon affaire,
Reniflais plus que jamais
Chien devant et chien derrière.
Le plus dur, le plus horrible
C’est d’avoir l’air impassible
Et de paraître si chien
Quand le cœur n’y est pour rien.

Je me sens devenir homme
Je suis’ maintenant tout raide
D’un complexe quadrupède,
Scrutant l’air de mes antennes
Je crains que ça ne revienne.

DEUXIÈME DÉFUNT

Allons donc, courage, ami,
Tu n’es pas homme à demi
Quand on a purgé sa peine
On va de l’avant quand même,
Tu as de la chance vraiment
De ne pas être né géant
Ainsi qu’aux temps mythologiques,
Ou nain et de basse réplique
Et dont les plus beaux arguments
Perdent force tout en montant.

PREMIER DÉFUNT

Je me sens humble, humble, humble,
Je n’ose’ avancer la main
Crainte d’y trouver ma patte
Et que mon aspect humain
Tout d’un coup ne se rétracte.

DEUXIÈME DÉFUNT

Laisse le passé morose,
Pense donc à autre chose.
Le Corps tragique

PREMIER DÉFUNT

Rassure-toi, mon ami,
Cela peut t’arriver aussi
D’entrer en canine école
Pendant que tu me consoles,
Et l’au-delà’ n’aime pas
Qu’on revienne sur ses pas.
Un mort doit savoir se tenir
Et d’autres risques ne courir.

Jules Supervielle

607-611


DE FABEL VAN DE TWEE DODEN

Twee doden komen van gene zijde en bevinden zich
levend op aarde. Ze hebben
een toegangsbewijs gekregen op eigen risico.

EERSTE DODE

Het wonder van het leven
Rond een bewegend hart
Wie is onze toetssteen
En om met je mond te hebben wat je nodig hebt,
Voorhoofd, neus en kin
Om een man van deze wereld te zijn.
Wiens gezichten reageren!
Kom en ga wanneer je wilt
Op wijze en serieuze voeten
Wie afgronden vermijdt
Nooit vrijwillig verraden.
En wij hebben niets te doen
Met deze bleke wezens
Die wij geesten noemen
En die niets meer van een man hebben.

TWEEDE DODE

Word je niet achtervolgd door datgene
Wat we metempsychose noemen?
Bekijk jezelf in deze spiegel
Waar je hoop zou kunnen wegsmelten.

EERSTE DODE

Ik kijk in de spiegel
En ik zie de ruimte leeg.
In plaats van mijn voorhoofd
Alle veronderstellingen,
In plaats van mijn ogen
Een lege, onbeweeglijke leegte,
In plaats van mijn neus
Een verdomde duizeligheid,
In plaats van mijn mond
Een ongerepte afgrond,
Als ik erover nadenk
Is het de synthese van een gat,
Een spelonk, een niets
Dat me met open mond achterlaat.
Ik ben het beeld van twijfel,
Als iemand tegen me spreekt, luister ik,
Maar voordat ik iets heb gedaan,
weet ik zeker dat ik opnieuw geschapen zal worden.

De ondode verandert in een foxterriër,
zijn vriend troost hem.

TWEEDE DODE

Ah! kleintje, wat is er met je gebeurd?
Je bent plotseling naakter geworden
Dan het deksel van het graf.
Schrik niet zo!
Dood of levend, de mens is een bron van ellende,
We zijn broeders in het graf,
De menselijke huid is één en al leed,
Hoe groter je bent, hoe groter de ruimte
Voor pijn en het onbekende,
Je neemt een kleine plaats in
En je probleem is minder zwaar.
Mens of hond, leven is hetzelfde,
Drinken, eten, slapen,
Je zult het allemaal hebben — en je restjes —
Op je eigen manier en zonder vragen.

EERSTE DODE

Zeer ontevreden met mijn huid,
voelde ik me niet goed.

TWEEDE DODE

Een zwakke, te zwakke reden
Om alles aan je te veranderen
En je fysieke vorm in te ruilen
Voor metafysica.

EERSTE DODE

Ik was daar zoals jij bent,
Een man die nooit ten slechte veranderde,
Plotseling, van top tot teen
veranderde ik in een dier,
Meer hondachtig dan andere beesten,
Want ik kende mijn lot,
Ik, de zoon van vertrouwen,
En de neef van de vink,
De broer van de hoop,
De neef van een lied.
Stil als honden
nam ik op als een mens,
En als ik niets zei,
maakte ik mijn optelsom in mezelf,
Ik telde op, trok af,
Ik hield nooit op,
Woog, luisterde,
Het zwaartepunt van de weegschaal,
Die rechtvaardig weegt en die denkt.
Ik zag en ik hoorde,
Maar zonder in mijn element te zijn,
Snuffelde ik meer dan ooit,
Een hond voor me en een hond achter me.
Het moeilijkste, het meest verschrikkelijke,
Is onbewogen te lijken,
En zo hondachtig te lijken,
Terwijl het hart er niets mee te maken heeft.

Ik voel mezelf een man worden
Ik ben nu volledig stijf
Met een viervoeter-complex,
De lucht afspeurend met mijn antennes
Ik vrees dat het terugkomt.

TWEEDE DODE

Kom op, moed, vriend,
Je bent geen halve man
Als je je tijd hebt uitgezeten
Ga je toch verder,
Je hebt echt geluk
Dat je niet als reus bent geboren
Zoals in mythologische tijden,
Of als een dwerg van lage reputatie
En wiens beste argumenten
aan kracht verliezen naarmate ze hoger worden.

EERSTE DODE

Ik voel me nederig, nederig, nederig,
Ik durf mijn hand niet uit te steken
Bang dat mijn poot daar ligt
En dat mijn menselijke gedaante
Plotseling terugtrekt.

TWEEDE DODE

Laat het sombere verleden achter je,
Denk aan iets anders.
Het Tragische Lichaam

EERSTE DODE

Maak je geen zorgen, mijn vriend,
Het kan jou ook overkomen
Om naar een hondentraining te gaan
Terwijl je mij troost,
En het hiernamaals houdt er niet van
dat iemand zijn stappen herhaalt.
Een dode moet weten hoe hij zich moet gedragen
En andere risico’s vermijden.

Jules Supervielle

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L’ARBRE-FÉE

Hommage familier à Paul Claudel

Ô mon Claudel, tu n’es plus à personne,
Toi qui t’en vas tout seul devant la mort.
Cet arbre-fée tout d’un coup il se nomme,
Mais c’est bien toi, mais c’est l’arbre d’Orphée !

Ô mon Claudel, ce tendre possessif
Te trouvera peut-être un peu rétif.
Tu t’es toujours pensé plus que les autres,
Ce n’est pas bien, coureur dé patenôtres.

Dieu est chez lui chez tous les vrais poètes,
Dans le maquis de leur cœur, de leur tête,
Pour mieux pouvoir par nos yeux épier
Le monde entier duvetant à ses pieds.

Et qui est sûr, au bout de trois mille ans,
D’être couché parmi ses sentiments?
Et qui connaît la longueur de ses ailes?
C’est ce que dit Modeste Supervielle,

Sans être sûr, pour sûr, d’avoir raison,
Mais qui est sûr même d’une chanson?
en te t’aime trop pour quelque chant funèbre
Qui n’aurait pu que me gercer les lèvres,

Sans rien laisser passer de mon tréfonds,
Qu’un peu de fièvre aspirant au pardon.
Pour être à ton niveau, j’eus le grand tort
De te parler comme si j’étais mort.

Jules Supervielle

621


DE FEEËNBOOM

Een vertrouwd eerbetoon aan Paul Claudel

O mijn Claudel, je behoort niemand meer toe,
Jij die alleen weggaat voor de dood.
Deze feeënboom krijgt plotseling een naam,
Maar het ben jij, maar het is de boom van Orpheus!

O mijn Claudel, deze tedere, bezitterige
Vind je misschien een beetje rebels.
Je hebt jezelf altijd superieur aan anderen geacht,
Dat is niet goed, jij gebeden-verkoper.

God is thuis bij alle ware dichters,
In het woud van hun hart, van hun geest,
Zodat we beter kunnen zien, door onze ogen,
De hele wereld die aan zijn voeten fladdert.

En wie is er zeker van, na drieduizend jaar,
Van liegen tussen zijn gevoelens?
En wie kent de lengte van zijn vleugels?
Dat is wat Modeste Supervielle zegt,

Zonder er absoluut zeker van te zijn dat hij gelijk heeft,
Maar wie is er zelfs zeker van een lied?
Ik hou te veel van je voor een klaagzang
Die alleen mijn lippen zou hebben doen barsten,

Zonder iets uit mijn diepste wezen door te laten,
Behalve een klein koortsachtig verlangen naar vergeving.
Om op jouw niveau te komen, maakte ik de grote fout
Tegen je te spreken alsof ik dood was.

Jules Supervielle

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Verdriet

Per slot van rekening heeft iedereen wel een verdriet
met zijn naam er stuntelig in gebeiteld

want verdriet is hard en tien meter hoog al zijn verdrieten
nooit hetzelfde vraag het de steenhouwer

het ene is met gouddraad doorregen het andere rijgt je
aan een degen de ene kan er zacht gezegd niet tegen

de andere verschuilt zich achter een grap of
valt in duigen en raapt zich nooit meer helemaal op

ik bedoel er ontbreekt voortaan een heel belangrijk deel
en dat kan je nooit meer aan je moeder vragen

hopelijk heb je een dak boven je hoofd ook al stort het
dagelijks in en de zon die kan je vergeten

Ivo van Strijtem


Le bal du Moulin de la Galette (Renoir)

Een fractie van een kus. Geen lichtvlek Renoir,
maar een meisje dat ik zou willen vragen

hoe het moet zijn om meer dan een eeuw
te zijn begraven en nog steeds dansend
op le bal du Moulin de la Galette te verschijnen,

onwetend over het sneuvelen van zonen
die zij nog moet baren. Bang om de smaak
van haar afgewende lippen te verraden.

Zoveel vragen over de bijna achtendertigduizend
dagen die vlugger voorbij waren dan
de penseeltrek die haar een strohoedje gaf.

Op de kalender in mijn keuken kan ik
nog hooguit vijftig jaar naar haar kijken,
maar is de maand voorbij: de vuilnisemmer in
en De kus van Gustave Klimt in haar plaats.

Eddy van Vliet (1942-2002)

uit: De binnenplaats (1987)


CHANSON
POUR TROIS MORTS ÉTONNÉS

Nous étions trois morts
qui ne savions pas ce que nous étions venus chercher
dans cette tombe ouverte.
Le plus vieux d’entre nous dit : « C’est beau!»
L’autre : « li fait chaud … »
Et moi qui sortais à peine de mon sommeil,
naturellement je dis : ·
« Déjà? »
Nous étions trois ombres
sans lèvres, sans cou
avec des rires
sous le bras
à défaut de rêves.
Et une jeune fille
rendue à la nuit
pour nous tenir compagnie.

Edmond Jabès


LIED
VOOR DRIE VERBAASDE DODEN

Wij waren drie dode mannen
die niet wisten wat we zochten
in dit open graf.
De oudste van ons zei: “Het is prachtig!”
De ander: “Het is warm…”
En ik, die nauwelijks uit mijn slaap was ontwaakt,
zei natuurlijk:
“Nu al?”
Wij waren drie schimmen
zonder lippen, zonder nekken
met gelach
onder onze armen
vanwege het gebrek aan dromen.
En een jong meisje
keerde terug naar de nacht
om ons gezelschap te houden.

Edmond Jabès

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Qu’il nous est difficile
De trouver un abri
Même dans notre cœur
Toute la place est prise,
Et toute la chaleur.

POSTHUME

Il faudrait donner aux morts des phrases de tous les jours,
Des mots qui facilement vont de nos lèvres à leurs oreilles,
Mots pour tenir compagnie
Lorsque l’on n’est plus en vie.
Aidez-moi, mes amis, les hommes,
Ce n’est pas travail pour un seul,
De ces phrases usagées toutes frottées par les ans,
Phrases de vous et de moi aussi bien que de nos pères
Surtout pour les morts à la guerre
Avec leur destin éclaté,
Phrases choisies avec soin
Pour les mettre en confiance.
Rien n’est plus timoré qu’un mort
Sent-il un peu l’air du dehors
Que le voilà tout méfiance,
Phrases qu’il nous faut tenir prêtes
Pour qu’ils s’en frottent un peu les lèvres
Et que les trouvant si belles d’avoir déjà tant servi
Ils éprouvent la petite fièvre
De qui perdit un beau jour la mémoire des ténèbres
Et regarde devant lui.

1934

Jules Supervielle

550


Hoe moeilijk is het voor ons
Om een ​​toevluchtsoord te vinden
Zelfs in ons hart
Alle ruimte is bezet,
En alle warmte.

POSTUUM

We zouden de doden alledaagse zinnen moeten meegeven,
Woorden die gemakkelijk van onze lippen naar hun oren gaan,
Woorden om hen gezelschap te houden
Als we er niet meer zijn.
Help me, mijn vrienden, mannen,
Dit is geen taak voor één alleen,
Deze veelgebruikte zinnen, allemaal gladgesleten door de jaren,
Zinnen van jullie en mij, maar ook van onze vaders,
Vooral voor hen die in de oorlog zijn gestorven,
Met hun verbrijzelde lot,
Zinnen zorgvuldig gekozen,
Om hen gemoedsrust te geven.
Niets is schuchterder dan een dode
Vangt hij een vleugje buitenlucht op?
En plotseling is hij vol wantrouwen,
Zinnen die we paraat moeten houden
Zodat ze er hun lippen mee kunnen wrijven
En, omdat ze die zo mooi vinden omdat ze al zo goed gediend hebben,
Mogen ze de lichte koorts voelen
Van iemand die op een mooie dag de herinnering aan de duisternis verloor
En vooruitkijk.

1934

Jules Supervielle

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Il vit toujours, il en fait ses excuses.
Mais qu’a-t-il donc à être un survivant?
Ne serait-il qu’une posthume ruse
Mal respirante et le nez en avant?
Ne sait-il plus même dans le délire
Lier des mots qui longtemps l’ont hanté,
Ne serait-il qu’un mont d’humilité
Toujours croissant, en étrange aventure,
Toujours faisant sa propre ascension
Mais sans fouler aux pieds ce qui perdure?
Voilà son sort, fuyante sépulture,
Lui qui n’a su ni vivre ni mourir
Sans en avoir un égal repentir,
Rêvant sa vie et sa mort adultères,
Buvant déjà sans soif la dure bière
Interminable, où il faudra finir.

Jules Supervielle

597


Hij leeft nog, hij zoekt er excuses voor.
Maar wat maakt het hem uit om een ​​overlevende te zijn?
Is hij niets meer dan een postume list,
ademloos en met zijn neus in de lucht?
Weet hij, zelfs in zijn delirium, niet meer
de woorden te verbinden die hem al zo lang achtervolgen?
Is hij niets meer dan een berg van nederigheid,
steeds groeiend, in een vreemd avontuur,
altijd zijn eigen weg omhoog klimmend,
maar zonder te vertrappen wat blijft bestaan?
Dat is zijn lot, een vluchtig graf,
hij die noch wist hoe te leven noch hoe te sterven,
zonder gelijk berouw,
dromend van zijn overspelige leven en dood,
reeds dorstloos drinkend van het bittere bier,
eindeloos, waar hij zal moeten eindigen.

Jules Supervielle


CHANSON
POUR UNE IMAGE DÉCHIRÉE

Derrière la vitre, la triste vitre de l’oubli,
il y avait, il y avait, il y avait quelqu’un
qui regardait au loin.

Derrière la vitre, la triste vitre du chemin,
il y avait, il y avait, il y avait un visage
qui tuait les images.

Tu ne me regardes pas.
Tu ne m’as jamais vu.
Tu sais pourtant que tu m’as plu,

Derrière la vitre, la triste vitre des baisers,
il y avait, il y avait, il y avait une esclave
qui tressait les années.

Tu as le rire de ma maîtresse.
Ton parfum est celui de l’aurore.
Je dessine ta bouche.

Derrière la vitre, la triste vitre du jardin,
il y avait, il y avait, il y avait une morte
qui couronnait le matin.

Edmond Jabès


ARBRES DANS LA NUIT ET LE JOUR

Candélabres de la noirceur,
Hauts-commissaires des ténèbres,
Malgré votre grandeur funèbre
Arbres, mes frères et mes sœurs
Nous sommes de même famille
L’étrangeté se pousse en nous
Jusqu’aux veinules, aux ramilles
Et no us comble de bout en bout.

À vous la sève, à moi le sang,
À vous la force, à moi l’accent
Mais nuit et jour nous ressemblant
Régis par Le suc du mystère, ‘
Offerts à la mort, au tonnerre,
Vivant grand et petitement,
L’infini qui nous désaltère
Nous fait un même firmament.

Nos racines sont souterraines,
Notre front dans Le ciel se perd
Mais, tronc de bois ou cœur de chair
Nous n’avançons que dans nous-mêmes.
L’angoisse nourrit notre histoire
Et c’est un même bûcheron
Nous couchant de notre long,
Viendra nous couper la mémoire.

Enfants de la chance et du vent,
Vous n’avez de père ni mère,
Vous êtes fils d’une grand-mère
La Terre, son vieil ornement,
Vous qui devenez innombrables
Dans vos branches comme à vos pieds
Et pouvez attraper du ciel
Aussi bien que fixer les sables.

Princes de l’immobilité,
Les oiseaux vous font confiance,
Vous savez garder le secret
D’un nid jusqu’à la délivrance.
À l’abri de vos cœurs touffus,
Vous façonnez toujours des ailes,
Et les projetez jusqu’aux nues
De votre arc secret mais fidele.

Vous n’aurez pas connu l’amour,
Ô grandioses solitaires,
Toujours prisonniers de la Terre,
Ô Narcisses ligneux et sourds,
Ne regrettez pas l’aventure,
Heureux ceux que fixe le sort,
Ils en attendent mieux la mort,
Un voyageur vous en assure.

Jules Supervielle

432


BOMEN IN DAG EN NACHT

Kandelaars van de duisternis,
Hoge commissarissen van de schaduwen,
Ondanks jullie plechtige grandeur,
Bomen, mijn broeders en zusters,
Wij behoren tot dezelfde familie,
Vreemdheid groeit in ons,
Tot in de aderen, tot in de twijgen,
En vult ons van begin tot eind.

Voor jullie het sap, voor mij het bloed,
Voor jullie de kracht, voor mij het accent,
Maar dag en nacht lijken op ons,
Beheerst door de essentie van mysterie,
Geofferd aan de dood, aan de donder,
Levend in grootsheid en kleinheid,
De oneindigheid die onze dorst lest,
Maakt ons tot één firmament.

Onze wortels zijn onder de grond,
Ons voorhoofd verdwijnt in de hemel,
Maar, stam van hout of hart van vlees,
Wij ontwikkelen ons alleen in onszelf.
Angst voedt ons verhaal,
En het is dezelfde houthakker,
Die ons aan onze voeten neerlegt,
Die zal komen om onze herinnering uit te wissen.

Kinderen van geluk en wind,
Jullie hebben geen vader noch moeder,
Jullie zijn de zonen van een grootmoeder,
De Aarde, haar oeroude sieraad,
Jullie die talloos worden,
In jullie takken en aan jullie voeten,
En de hemel kunnen grijpen,
En het zand kunnen vasthouden.

Prinsen van de stilte,
De vogels vertrouwen jullie,
Jullie weten hoe je het geheim bewaart,
Van het nest tot de bevrijding.
Beschut in jullie dikke harten,
Vormen jullie altijd vleugels,
En werpen ze naar de wolken,
Met jullie geheime maar trouwe boog.

Jullie zullen nooit liefde hebben gekend,
O magnifieke eenzamen,
Voor altijd gevangenen van de Aarde,
O houtachtige en dove narcissen,
Betreur het avontuur niet,
Gelukkig zijn zij die het lot voorbestemt,
Zij wachten de dood beter af,
Een reiziger verzekert jullie hiervan.

Jules Supervielle

vertaling Google Translate


LIED
VOOR EEN VERSCHEURD BEELD

Achter het raam, het droevige raam van de vergetelheid,
was er, was er, was er iemand
die in de verte keek.

Achter het raam, het droevige raam van het pad,
was er, was er, was er een gezicht
dat beelden doodde.

Je kijkt me niet aan.
Je hebt me nooit gezien.
Toch weet je dat je me behaagde,

Achter het raam, het droevige raam van kussen,
was er, was er, was er een slaaf
die de jaren vlechtte.

Je hebt de lach van mijn meesteres.
Je geur is die van de dageraad.
Ik teken je mond.

Achter het raam, het droevige raam van de tuin,
was er, was er, was er een dode vrouw
die de ochtend kroonde.

Edmond Jabès


CHANSON
POUR UNE REINE MORTE

La belle Reine des catalogues
Fleurit le château de gemmes
Où l’adore son Seigneur
Vêtu de couteaux et d’eau.

Une minute, un sou…rire,
Une éternité de larmes.

La belle Reine morte
Détruit le château de bronze
Où gémit le Seigneur brun,
Son chagrin cloué au mur.

Une minute, un soupir,
Une éternité de larmes.

Edmond Jabès


LIED
VOOR EEN OVERLEDEN KONINGIN

De prachtige Koningin van de catalogi
Siert het met juwelen bezette kasteel
Waar haar Heer haar aanbidt
Gekleed in messen en water.

Eén minuut, één glimlach,
Een eeuwigheid van tranen.

De prachtige overleden Koningin
Vernietigt het bronzen kasteel
Waar de donkerharige Heer kreunt,
Zijn verdriet aan de muur genageld.

Eén minuut, één zucht,
Een eeuwigheid van tranen.

Edmond Jabès


Gieveld 40×36 cm 2026

DU FOND DES ÂGES

Du fond des âges révolus
Ces petits yeux s’en sont venus
Voir ce qui se passe en ce monde
Et connaître cette seconde.
Le regard gagne l’horizon
Faisant récolte tout au long
De maisons, bêtes et campagnes
Au soleil qui les accompagne,
Donnant à chacun la couleur
Qui lui convient et dont il meurt.
Et couchée comme une accouchée,
La terre enfante ses moissons
Qu’elle donne tout de son long
Avec leurs forces rapprochées.
L’homme dans sa faible hauteur
Se ramasse autour de son cœur,
Tient tête aux étoiles cachées,
Ah ! cachées pour lui faire peur
Sous le voile du jour en fleur.

Jules Supervielle

479


UIT DE DIEPTE VAN DE EEUWEN

Uit de diepten van vervlogen tijden
Deze kleine oogjes kwamen
Kijk wat er in deze wereld gebeurt
En weet dit tweede.
De blik bereikt de horizon
De hele tijd oogsten
Van huizen, dieren en platteland
In de zon die hen vergezelt,
Iedereen kleur geven
Die bij hem past en waar hij aan sterft.
En liggend als een vrouw die aan het bevallen is,
De aarde brengt haar oogsten voort
Dat ze alles geeft
Met hun krachten dicht bij elkaar.
Man in zijn lage lengte
Verzamelt zich rond zijn hart,
Staat op tegen de verborgen sterren,
Ach! verborgen om hem bang te maken
Onder de sluier van de dag in bloei.

Jules Supervielle

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SURVIVRE

C’est un toit gris qui surnage
D’une vallée inondée,
C’est le haut d’un peuplier
Dont le reste est coquillage.

C’est quelque chose qui flotte
Très loin et tout près d’ici,
Et qui berce son souci’
Dans un flot, puis dans un autre.

C’est l’âme d’un corridor
Entre des murs écroules,
Une volute enroulée
De l’autre côté du sort,

Une tête renversée
Sur ses intimes pensees.
Le silence perd le nord
Et chantonne dans la mort.

Jules Supervielle

538


OVERLEVEN

Het is een grijs dak dat drijft
Vanuit een overstroomde vallei,
Het is de top van een populier
Waarvan de rest een schelp is.

Het is iets dat drijft
Heel ver weg en heel dichtbij,
En zijn zorgen koestert
In de ene stroom, dan de andere.

Het is de ziel van een gang
Tussen afbrokkelende muren,
Een opgerolde spiraal
Aan de andere kant van het lot,

Een hoofd achterovergeworpen
Op zijn diepste gedachten.
De stilte verliest haar richting
En neuriet in de dood.

Jules Supervielle

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CHANSON
POUR UNE MENDIANTE MORTE

Dans le fond de la grotte,
une femme retrouve ses rires
mais n’a pas de pain.
Et pas assez de rires
pour payer le pain.
Et pas assez de rires
pour voler le pain.
Et pas assez de rires
pour fuir.

Dans le fond de la grotte,
les rires des petites- filles résonnent.
Mais pas assez fort
pour relever une femme à terre.
Mais pas assez fort
pour réveiller une amie sans terre.
Mais pas assez fort
pour ressusciter une morte.

Edmond Jabès


L’ENFANT ASSASSINÉ

C’est un sanglot d’enfant mais venu de si loin
Que l’on ne saurait plus que l’appeler silence.
Et pourtant, je suis la qui toujours le repense,
Ne pouvant l’empêcher de hanter mon chemin
Où, dans son naturel, le pleut se recommence.
Mais est-ce bien un pleur, c’est un proche visage
Avec le vieux sanglot cherchant une alliance,
Et plus perdu en moi qu’au tréfonds des forêts,
Visage douloureux, tu gardes ton secret,
Y renonçant soudain pour le livrer aux larmes.
Je te fais place en moi, obscur événement,
Et j’ai l’impression que tout le reste ment,
Je remonté le temps pour t’être plus semblable,
Petit visage errant d’enfant inconsolable.

Jules Supervielle

422


HET VERMOORDE KIND

Het is een kindersnik, maar eentje die van zo ver weg komt
Dat je het niets anders dan stilte kunt noemen.
En toch ben ik hier, nog steeds eraan denkend,
Niet in staat om het te verdrijven dat mijn pad achtervolgt
Waar, in zijn natuurlijke staat, de regen weer begint.
Maar is het wel echt een traan? Het is een vertrouwd gezicht
Met de oude snik die een band zoekt,
En meer verloren in mij dan in de diepten van de bossen,
Pijnlijk gezicht, je bewaart je geheim,
Plotseling geef je het op om het aan tranen over te geven.
Ik maak ruimte voor je in mij, duistere gebeurtenis,
En ik heb het gevoel dat al het andere liegt,
Ik ben teruggegaan in de tijd om meer op jou te lijken,
Klein dwalend gezichtje van een ontroostbaar kind.

Jules Supervielle

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Na zons-ondergang aan zee

Zonne stervend zonk in zee,—
En een wijde wade spreidde
Op de breede kimme neer
’t Wolkenheer.

Eenzaam ruischt de duist’re zee,—
Langs der duinen ruige kruinen,
Als met droeve doodenklacht
Zucht de nacht.

Eenzaam, eenzaam ruischt de zee—
Slaat de kuste zonder ruste;—
Moeder aarde ligt alom
Doodsch en stom.

Op het woelend vlak der zee,
Wiss’lend dansen kille glansen.—
Starre lach der doode maan
Staart mij aan.

Dreigend, dreigend druischt de zee!—
‘k Zie een grijzen nevel rijzen—
Komt uit ’t groote zonnegraf
Op mij af!

Red mij, red mij van de zee!
Red mij aarde, die mij baarde!—
Vaalgewiekte oneindigheid
Naderschrijdt!

Frederik van Eeden (1860-1932)


LIED
VOOR EEN DODE BEDELAAR

Diep in de grot,
vindt een vrouw haar lach terug,
maar ze heeft geen brood.
En niet genoeg lach
om het brood te betalen.
En niet genoeg lach
om het brood te stelen.
En niet genoeg lach
om te vluchten.

Diep in de grot,
klinkt het gelach van kleine meisjes.
Maar niet luid genoeg
om een ​​vrouw van de grond te tillen.
Maar niet luid genoeg
om een ​​vriend zonder land wakker te maken.
Maar niet luid genoeg
om een ​​dode vrouw tot leven te wekken.

Edmond Jabès


CHANSON
POUR UN ÂNE MORT
DE MON PAYS

Il y a un âne qui n’a pas de parents et qui brait tout le temps. Il y a un charretier qui le bat et qui crache sur ses coups. Il y a une route que ruminent les vaches et un trou qui est l’enfer. Il y a aussi un arbre et l’âne à l’envers dessous.

Edmond Jabès


LIED
VOOR EEN DODE EZEL
UIT MIJN LAND

Er is een ezel die geen ouders heeft en de hele tijd balkt. Er is een voerman die hem slaat en op zijn slagen spuugt. Er is een weg waar koeien herkauwen en een gat dat de hel is. Er is ook een boom en de ezel ondersteboven eronder.

Edmond Jabès


MALADIE

Et j’entends la maladie qui ne fait de bruit que pour moi,
Elle me voit au travers comme si j’étais de verre
Et se dit?: « C’est par ici que je ferai mon entrée
Que je me mettrai en route à la rencontre du squelette,
Et déjà il s’est mis en marche à l’autre bout du tunnel,
Je lui livrerai ce corps. Il ne donne pas de reçu
Car la chose est trop banale et sans intérêt pécuniaire.»
Cependant qu’autour de moi les arbustes et les arbres
Travaillent à la neuve saison,
Je me prépare” à entrer dans les ordres de la mort
Où il n’est pas de noviciat.
J’entends respirer le calme dans le proche monastère,
D’une oreille qui déjà distingue les bruits à rebours,
Une oreille pour silences et fermée à tous les bruits,
Une oreille décelant
Les pas de mes souvenirs qui s’enfoncent dans la nuit.

Jules Supervielle

465


ZIEKTE

En ik hoor de ziekte, die alleen voor mij geluid maakt,
Ze doorziet me alsof ik van glas ben,
En zegt tegen zichzelf: “Hier zal ik mijn intrede doen,
Hier zal ik het skelet tegemoet treden,
En het is al in beweging aan het andere uiteinde van de tunnel,
Ik zal dit lichaam aan het skelet overhandigen. Het geeft geen ontvangstbewijs,
Omdat de zaak te alledaags is en geen financieel belang heeft.”
Terwijl om me heen de struiken en bomen
werken aan het nieuwe seizoen,
bereid ik me voor om de orde van de dood binnen te treden,
Waar geen noviciaat is.
Ik hoor de kalme ademhaling in het nabijgelegen klooster,
Met een oor dat geluiden al in omgekeerde richting onderscheidt,
Een oor voor stilte en gesloten voor alle geluiden,
Een oor dat
de voetstappen van mijn herinneringen detecteert die in de nacht wegzinken.

Jules Supervielle

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LE MALADE

Ta maigreur conte fleurette
À ton pudique squelette,
Elle te vante tes os
Et te fait froid dans le dos.
Elle chante à ton oreille
Les immobiles merveilles,
Tu refuses le cadeau
Prétextant qu’il est trop beau.
Et l’on se met en colère,
On s’en prend à ta misère :
«Mais crève une bonne fois
Pour affronter d’autres lois
Car ne crever qu’à sa tête
Elle par joug ne so pus honnête,
N’est pas celui des cerises
Qu’annoncent fleurs et bourgeons,
Il faut crever par surprise
Comme dans les bataillons.»
Des médicaments commentent
Ce que tu as dans le ventre,
Ils s’enfoncent noirs et blancs
Dans ton secret firmament,
Celui-ci donne la force,
Ceux-là forment le sommeil
Et poisson exceptionnel
Tu happes plusieurs amorces.
Va, bientôt tu dormiras
Toute la nuit dans tes bras
Bien que toujours immobile
Tout te semblera facile,
Personnage souterrain
Aux patiences fécondes,
Rien ne troublera ta paix
Avec le reste du monde.

Jules Supervielle

467


DE ZIEKE MAN

Je magerheid flirt
Met je bescheiden skelet,
Het prijst je botten
En jaagt je de rillingen over de rug.
Het zingt in je oor
Over bewegingloze wonderen,
Je weigert het geschenk
Doet alsof het te mooi is.
En mensen worden boos,
Ze vallen je ellende aan:
“Maar sterf gewoon eens en voor altijd
Om andere wetten onder ogen te zien,
Want sterven aan je eigen hoofd,
Is niet het meest eerlijke juk,
Is niet dat van de kersen,
Aangekondigd door bloemen en knoppen,
Men moet onverwacht sterven,
Zoals in de bataljons.”
Medicijnen geven commentaar
Op wat je in je maag hebt,
Ze zinken zwart-wit
In je geheime firmament,
Deze geeft kracht,
Die wekken slaap op,
En uitzonderlijke vissen,
vang je met verschillende aasjes.
Ga, spoedig zul je slapen
De hele nacht in je armen
Hoewel altijd roerloos
Alles zal je gemakkelijk lijken,
Ondergrondse figuur
Met vruchtbaar geduld,
Niets zal je vrede verstoren
Met de rest van de wereld.

Jules Supervielle

Google translate


TESTAMENT

Je lègue les arbres, mes frères,
A ceux qui savent les aimer,
Avec respect s’en approcher
Comme de leur père et leur mère.
Je lègue l’eau de l’océan,
Aux poissons, aux navigateurs,
Je les lègue aussi aux pêcheurs
Afin que tous aient leur content.

Je lègue le ciel et la terre
A tous les poètes, mes pairs
Pour qu’ils en fassent bon emploi
Et n’en galvaudent pas les lois
Secrètes que seuls ils connaissent
Malgré leur humaine faiblesse,
Et je fais ce legs général
Espérant bien qu’il est légal.

Et si un jour quelqu’un s’étonne
Que sans discernement je donne
Ce qui n’est pas à moi tout seul
Je lui léguerai mon linceul
Afin de lui fermer la bouche
Avec ce qui de près me touche
Et fut bien ma propriété
Sans que l’on puisse en discuter.

Je lègue l’heure de ma mort
Sans vouloir leur faire de tort,
À tous médecins de ma vie
Afin qu’enfin ils l’étudient,
Ou plutôt même, sans rancœur,
A leurs oreilles bénévoles
Qui se penchaient à tour de rôle
Sur mes poumons et sur mon cœur.

Villon, je voudrais te léguer
De quoi passer la mort à gué
Et retrouver ceux qui te suivent
En t’acclamant sur l’autre rive,
Mais comment adoucir ton sort
De poète pris par la mort
Si tu ne viens à ma rescousse
Pour me donner un coup de pouce ?

Laissons la chose un peu en l’ait
Sans vouloir la passer au crible
De peur de faire un pas de clerc
En voulant tenter l’impossible.
Qu’il me suffise de te dire
Que c’est ton sage testament
Qui par secret renversement
M’emprisonna dans ce délire.

Jules Supervielle

468


TESTAMENT

Ik vermaak de bomen, mijn broeders,
aan hen die weten hoe ze lief te hebben,
om ze met respect te benaderen,
zoals hun vader en moeder.
Ik vermaak het water van de oceaan,
aan de vissen, aan de zeelieden,
en ik vermaak het ook aan de vissers,
zodat allen krijgen wat hen toekomt.

Ik vermaak hemel en aarde,
aan alle dichters, mijn gelijken,
zodat zij er goed gebruik van kunnen maken,
en hun wetten niet verkwisten,
geheime wetten die alleen zij kennen,
ondanks hun menselijke zwakheid,
en ik doe deze algemene schenking,
in de hoop dat het wettig is.

En als iemand zich ooit verbaast,
dat ik zonder onderscheid weggeef,
wat niet geheel van mij is,
dan zal ik hem mijn lijkwade nalaten,
zodat ik hem het zwijgen kan opleggen,
met wat het meest met mij verbonden is,
en werkelijk mijn eigendom was,
zonder enige mogelijkheid tot discussie.

Ik schenk het uur van mijn dood
Zonder hen kwaad te willen doen,
aan alle artsen van mijn leven,
zodat zij het eindelijk kunnen bestuderen,
of liever, zelfs zonder wrok,
aan hun welwillende oren,
die zich beurtelings over mijn longen en mijn hart hebben gebogen.

Villon, ik zou je graag willen nalaten
de middelen om de dood gemakkelijk te passeren,
en je te herenigen met hen die je volgen,
en je toejuichen aan de overkant,
maar hoe kan ik je lot verzachten,
een dichter die door de dood is gegrepen,
als je me niet te hulp komt,
om me een helpende hand te bieden?

Laten we de zaak nog even open laten,
zonder er dieper op in te willen gaan,
uit angst een fout te maken,
door het onmogelijke te proberen.
Laat het volstaan ​​dat ik je vertel,
dat het jouw wijze testament is,
dat mij, door een geheime omkering,
in deze waanzin heeft gevangengezet.

Jules Supervielle

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CHANSON DU DERNIER ENFANT JUIF

Pour Édith Cohen

Mon père est pendu à l’étoile,
ma mère glisse avec le fleuve,
ma mère luit
mon père est sourd,
dans la nuit qui me renie,
dans le jour qui me détruit.
La pierre est légère.
Le pain ressemble à l’oiseau
et je le regarde voler.
Le sang est sur mes joues.
Mes dents cherchent une bouche moins vide
dans la terre ou dans l’eau,
dans le feu.
Le monde est rouge.
Toutes les grilles sont des lances.
Les cavaliers morts galopent toujours
dans mon sommeil et dans mes yeux.
Sur le corps ravagé du jardin perdu
fleurit une rose, fleurit une main
de rose que je ne serrerai plus.
Les cavaliers de la mort m’emportent.
Je suis né pour les aimer.

Edmond Jabès


LIED VAN HET LAATSTE JODISCHE KIND

Voor Edith Cohen

Mijn vader hangt aan de ster,
mijn moeder glijdt met de rivier mee,
mijn moeder straalt,
mijn vader is doof,
in de nacht die mij verstoot,
in de dag die mij vernietigt.
De steen is licht.
Het brood lijkt op de vogel,
en ik kijk hoe hij vliegt.
Het bloed zit op mijn wangen.
Mijn tanden zoeken een minder lege mond,
in de aarde of in het water,
in het vuur.
De wereld is rood.
Alle poorten zijn speren.
De dode ruiters galopperen nog steeds,
in mijn slaap en in mijn ogen.
Op het verwoeste lichaam van de verloren tuin,
bloeit een roos, een roosvormige hand bloeit,
een rozenhand die ik nooit meer zal vasthouden.
De ruiters van de dood voeren mij mee.
Ik ben geboren om van hen te houden.

Edmond Jabès


PETITE CHANSON
POUR LA MAIN ENTÊTÉE DU SOLDAT MORT

La main du soldat mort est restée accrochée à l’arbre, l’index sur la gâchette du fusil. Tant d’étoiles, ses victimes. Ohé, soldat, tu nous fais un ciel de fête. C’est l’été. Les amoureux ont le plus beau toit. Ohé, soldat, tu dors; mais qui te voit?

Edmond Jabès


EEN KLEIN LIEDJE
VOOR DE EIGENWIJZE HAND VAN DE DODE SOLDATEN

De hand van de dode soldaat bleef aan de boom hangen, zijn wijsvinger op de trekker van zijn geweer. Zoveel sterren, zijn slachtoffers. Hé, soldaat, je maakt ons een feestelijke hemel. Het is zomer. Geliefden hebben het mooiste dak. Hé, soldaat, je slaapt; maar wie ziet je?

Edmond Jabès


IK MOET MIJN ZIEL REDDEN

Het vlees laat ik de pieren. Nu de ziel nog. ’t Is de vraag
hoe ruim die is. Als heel de wereld erin past en zelfs zich erin
omdraaien kan, kom ik er ongezien mee weg. Waarheen?

Dat wijst zich vanzelf; geen hond zal iets merken, want
alles en iedereen gaat mee, en voor lukrake coördinaten,
tot de rand van zwarte gaten, is er ruimte zat daarginds.

Geschiedenis, toekomst? – blijven trouwe ballast, blok aan
het been in ijzig wak van stilte tussen flitsend tijdloos heden.
Jullie boffen bij zo’n enorme ziel als de mijne, die gered moet!

Maar stel dat ze krapper blijkt dan te hopen en welzeker
te verwachten leek, ja, pech gehad, vooral de achterblijvers
zou ’t bitter tegenvallen; opsnijder! met zo’n miezerige snit

die, in het ergst geval, plaats alleen aan mij biedt, en alle kans
dat ik daar meer dan één veer bij laten moet, of dumpen al
mijn harpmuziek, ik geef het je te doen! Wat is wereld evenwel?

Van z’n mogelijkheden het totaal. Als dat godganse met jullie
allemaal erbij buiten de boot valt, zodra ik verscheid – wees blij;
rijk is de nagelaten buit. En zo, berooid, redt zich mijn ziel

eruit.

Anneke Brassinga


Gieveld 40×36 cm 2026

MÉLODIE

Il est triste de mourir jeune
Sans une seule larme de femme.

À la pensée de mes heures de fievre
Et d’insomnies passant si lentement,
Au bord de mon lit,
Qui s’assoira ?

Quand, près d’expirer,
Je tendrai la main tremblante,
Cherchant une main amie,
Qui l’étreindra ?

Quand la mort troublera
De mes yeux le cristal,
Mes paupières encore ouvertes,
Qui les joindra ?

Quand la cloche sonnera,
Si elle sonne à mes funérailles,
Qui, en l’entendant,
Murmurera une prière ?

Quand la terre, déjà,
Enserrera mes pâles restes,
Sur la fosse oubliée,
Qui viendra pleurer ?

Qui, enfin, le jour suivant,
Quand le soleil de nouveau luira,
De ce que je suis passé par le monde,
Qui se souviendra ?

Gustavo Adolfo Bécquer


MELODÍA

Es muy triste morir joven
Y no contar con una sola lagrima de mujer.

Al ver mis horas de fiebre
E insomnios lentas pasar,
A la orilla de mi lecho,
Quien se sentara ?

Cuando la trémula mano
Tienda proximo a expirar
Buscando una mano amiga,
Quien la estrechara ?

Cuando la muerte vidrie
De mis ojos el cristal,
Mis parpados aun abiertos,
Quien los cerrara ?

Cuando la campana suene
(Si suena en mi funeral),
Una oración al oirla,
Quien murmurara ?

Cuando mis pálidos restos
Oprima la tierra ya,
Sobre la olvidada fosa,
Quién vendrá a llorar ?

Quien, en fin, al otro dia,
Cuando el sol vuelva a brillar,
De que pase por el mundo,
Quien se acordará ?

Gustavo Adolfo Bécquer
1836-1870

Recueil: Anthologie bilingue de la poésie espagnole
Editions: La Pléiade


MELODIE

Het is droevig om jong te sterven
En geen enkele vrouw te hebben die om je schreit.

Terwijl ik mijn koortsige uren
En trage, slapeloze nachten zie voorbijgaan:
Wie zal er aan het voeteneind
Van mijn bed komen zitten?

Wanneer ik een bevende hand uitsteek
En mijn laatste adem uitblaas,
Op zoek naar een vriendelijke hand:
Wie zal die dan vasthouden?

Wanneer de dood een sluier legt
Over de kristallen van mijn ogen
En mijn oogleden openlaat:
Wie zal ze dan sluiten?

Wanneer de klok luidt
(Als ze al luidt bij mijn begrafenis):
Wie zal er dan een gebed prevelen
Bij het horen van die klank?

Wanneer de aarde uiteindelijk drukt
Op mijn bleke stoffelijk overschot:
Wie zal er dan komen schreien
Bij dat vergeten graf?

Wie zal zich, uiteindelijk, wanneer de zon
De volgende dag weer schijnt,
Wie zal zich dan herinneren
Dat ik ooit op deze wereld was?

Gustavo Adolfo Bécquer

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JEUNES FILLES DE JEAN GIRAUDOUX

(In memoriam)

Elles vont toutes aux nouvelles
Toutes les belles demoiselles
De l’alinéa, du chapitre,
Collant le front à notre vitre,
Puis, nous voyant tristes ainsi,
Leurs fronts rougissent de souci.
Juliette, Bellita, Malène
Ne peuvent plus reprendre haleine.
Elles qui respiraient à l’aise
Dans ces délices si françaises?
Pressentant que le cœur de Jean
Gisait sans aucun mouvement,
Vous laissèrent à votre vie
Caractères d’imprimerie,
Ne pouvant plus tenir en place
Serrées en si petit espace.
Elles volent au cimetière,
Se tenant par leurs mains légères,
Pour interroger sur les tombes
Le marbre, les fleurs, les colombes.
Le marbre affirme qu’il est mort,
Les fleurs, les oiseaux disent non.
Hélas on sait que c’est la pierre
Qui finit par avoir raison
Et tout cœur qui s’est arrêté
Ne bat plus que d’avoir été.
La plus courageuse dit: « Jean,
Réponds-nous que tu es vivant.»
Le mort, que voulez-vous qu’il dise
Dans son argileuse chemise
Lui qui consent tant bien que mal
Aux duretés du minéral
Dans les souterrains monastiques
Des grands ordres géologiques.
Il ne répond que comme il peut,
Disant trop plutôt que trop peu,
Dans son explicite mutisme
Qui a toutes les faces du prisme,
Un mutisme à grand rendement
Et fort gauche en ménagements.
Alors les filles sans mot dire
Pour faire encore comme lui,
Regagnent bien vite ses livres
Toutes ensemble, d’un élan,
Car il ne dormira tranquille
Que ses œuvres veillant sur lui
Avec toutes leurs jeunes filles
Pour former son seul paradis.

Jules Supervielle

458


GIRAUDOUX VAN DE JONGE GIRAUDOUX

(Ter nagedachtenis)

Ze gaan allemaal het nieuws horen,
Al die mooie jonge dames,
Van de alinea, van het hoofdstuk,
Hun voorhoofden tegen ons raam drukkend,
Dan, ons zo verdrietig ziend,
Zijn hun voorhoofden rood van zorgen.
Juliette, Bellita, Malène
Kunnen niet meer op adem komen.
Zij die zo gemakkelijk ademhaalden
In deze zo typisch Franse geneugten?
Voelend dat Jeans hart
Stil gesloten is,
Je aan je leven overlatend,
Gedrukte karakters,
Niet langer in staat om te blijven zitten,
Opeengepakt in zo’n kleine ruimte.
Ze vliegen naar de begraafplaats,
Handen lichtjes vasthoudend,
Om de graven te bevragen
Het marmer, de bloemen, de duiven.
Het marmer bevestigt dat hij dood is,
De bloemen, de vogels zeggen van niet.
Helaas, we weten dat het steen is
Die uiteindelijk zegeviert
En elk hart dat ophoudt te bestaan
Klopt alleen nog maar omdat het ooit bestaan ​​heeft.
De dapperste zegt: “Jean,
Zeg ons dat je leeft.”
Wat verwacht je van de dode man
in zijn kleihemd?
Hij die, hoe onwillig ook, instemt met
de hardheid van het mineraal
in de kloosterlijke ondergrondse kamers
van de grote geologische orden.
Hij antwoordt slechts zo goed als hij kan,
liever te veel dan te weinig zeggend,
in zijn expliciete zwijgzaamheid
die alle facetten van een prisma heeft,
een zeer productieve zwijgzaamheid
en zeer onhandig in zijn subtiliteiten.
Dan keren de meisjes, zonder een woord te zeggen,
om te doen zoals hij deed,
snel terug naar zijn boeken
allemaal tegelijk, met een golfbeweging,
want hij zal vredig slapen
alleen met zijn werken die over hem waken
met al hun jonge dochters
om zijn enige paradijs te vormen.

Jules Supervielle

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In gesprek met het avondlicht in het Laakkwartier

Knap, licht, hoe je rust suggereert
Als ik me concentreer op hoe je aan de gevels hangt
werkt het, het is bijna alsof het is zoals het
moet zijn. De stemmen klinken minder luid
de auto’s toeteren niet en de vogels
vliegen in zwermen

Maar je kunt niet bij mijn gedachten toch?
Je maakt alleen een soort schemer en daarmee kan ik
doen alsof dat mijn gedachten zijn. Net zomin als ik
kan jij iets doen aan, nou ja, noem maar op
klimaatverandering, de genocide in Gaza
mijn moeders dood en de aftakeling van mijn vader

Toch ben ik blij met je. Met hoe je mijn dochter
belicht. Hoe ik via haar uitzicht heb op een nog niet
ingevuld leven. Alles is leuk, spel, grappig of snoep
Hou je vast, zeg ik in de tram. En op de stoep
Kijk uit bij het oversteken. Jahaa, zegt ze
kijkt links, kijkt rechts, steekt over in het avondlicht

Edwin Fagel


Ô calme de la mort, comme quelqu’un t’envie
Que je ne puis nommer pour ne pas l’attrister,
Ne plus bouger, dormir d’un sommeil dilaté,
Profond comme le ciel dévoré par la nuit.

Ne plus se reprocher d’user mal de la vie
Ce peu de sable chaud, désert illimité,
Ce cœur toujours sanglant aux blessures suivies
Par des yeux sans regard, sauf pour la cruauté,

Puisque, même vivants, c’est notre mort qui mène
Le corps toujours promis aux dagues souterraines.

Jules Supervielle

448


O kalmte van de dood, hoe benijdt iemand je
Die ik niet kan noemen uit angst hen te bedroeven,
Om niet langer te bewegen, om een ​​uitgestrekte slaap te slapen,
Diep als de hemel verslonden door de nacht.

Om jezelf niet langer te verwijten dat je het leven hebt misbruikt
Dit kleine beetje warm zand, grenzeloze woestijn,
Dit hart dat voor altijd bloedt van wonden, gevolgd
Door ogen zonder blik, behalve die van wreedheid,

Want zelfs levend is het onze dood die leidt
Het lichaam voor altijd bestemd voor ondergrondse dolken.

Jules Supervielle

vertaling Google translate


Toen kwamen er jonge vrouwen,
Die waren met haar begaan;
Die hebben haar handen gevouwen
En haar oogen dicht gedaan.

Zij hebben in witte kleed’ren
Haar feestelijk getooid,
En daarover het leven, het teed’re,
Van witte bloemen gestrooid.

En kaarsen deden zij branden,
Die gaven een gouden glans,
En zij legden in hare handen
Een kruis en een rozenkrans.

En de priester kwam binnengetreden.
Die stond daar eerbiedig en groot,
En fluisterde zijn gebeden
Aan ’t altaar van den dood.

En velen nog zijn gekomen
Tot waar zij in rusten lag;
Zij naderden met schromen
En gingen met stil beklag.

En een is er eenzaam gebleven,
Dien werden zijn dagen gelijk;
In zijn hart was een beeld gedreven.
Dat draagt hij eeuwiglijk.

H.W.J.M. Keuls (1882-1965)

uit: Om de stilte (1924)


Een leeuwerik stijgt op uit het ruime sop

Waar blijft de levensvonk die in zichzelf ontwaakt?
Hereniging met wie achterbleven, bij terugkeer uit slaap
van ruisend brein dat ginds was vis onder water,

koudbloedig voorwereldlijk – het vloeibaar element
doorstroomde wie daar oorloos weerloos willoos trillingen
en hoogten van toon ontving uit zee die zong zichzelve,

van heur deiningen doorgalmd, gedrenkt.

Heel wat anders dan op stugge oeverloze bodem waar omringd
door troebel water, tegen stroom in, heremieten

koppig kruipend de verlossing van hun deugden
te genaken pogen. Mooi, zon wandel. Maar qua geluk?

Gestrand, op het droge, in luchtledig weggekeild, ja, dan! –

Dit werpt nieuw licht op mij en de doden: zou’t een heil zijn
penetrante murmeling van ach en wee, naklank trouw bewaard
uit verleden van wie omsof mijn heden nog omkleden,

te laten varen? Uit te roepen tot volmaakt, volbracht,
hun geploeter en hun lijden, te loven heel hun ongelukkige
geluk? O doden, zo geworden goden, genâ! van u bevrijd

fladder ‘k, onvervaard zielsblij, dan eindelijk uw hemel in.

Anneke Brassinga


LE JARDIN DE LA MORT

Le jardin de la mort riche d’arbres sans nombre
Continue à jamais nos plus secrets désirs,
Un regret souterrain s’y change en herbe sombre
Puisqu’il n’a pas trouvé la force de mourir.

De quelle lourde tête humaine,
Volubilis, es-tu sorti,
Et d’ou vient cette grande peine
Qui se fait jour dans cet épi?

La terre prend en amitié
Les plus humbles de nos soucis
Et recouvre plus qu’à moitié
Les cœurs privés d’humaine vie.

Mais, pauvre vie insatisfaite,
Tu voudrais relever la tête
Et tu cherches un nouveau cœur
Pour loger ton ancienne ardeur,

Ne cherche plus, c’est autre chose
Que tu trouveras dans la rose,
Dans sa fraîcheur renouvelée
Par les larmes de la rosée.

Et ne regrette rien tout bas
A la manière de naguère.
Sache te livrer tout entière
Aux plantes, ne lésine pas,

Sans réticence ni colère
Fie-toi aux formes de la terre,
Mais voilà qu’enfin tu consens
A t’abandonner en tous sens.

Vois comme ta vieille folie
En mille herbes se modifie,
Regarde ton ancien courage
Le voilà devenu branchage.

L’horreur de la mort, avouée,
En feuillages s’est dénouée,
Par là-dessus un peu de vent,
C’est le nouveau contentement.

Et voici maintenant, racines et surface,
Un beau parc plus humain que la ville aux grands cris,
Et parfois un grand cerf y prend, toute la place,
Vois s’étoiler le vide errant derrière lui.

Jules Supervielle

444


DE TUIN DES DOODS

De tuin des doods, rijk aan talloze bomen,
voedt voor eeuwig onze meest geheime verlangens,
Een onderaards berouw verandert daar in donker gras,
omdat het de kracht niet kon vinden om te sterven.

Uit welk zwaar mensenhoofd,
Volubilis, ben je ontsproten,
En waar komt dit grote verdriet vandaan,
dat in deze korenaar ontwaakt?

De aarde neemt onze nederigste zorgen ter harte,

en bedekt meer dan de helft,
harten die van menselijk leven beroofd zijn.

Maar arm, ontevreden leven,
je zou je hoofd weer willen opheffen,
en je zoekt een nieuw hart,
om je vroegere hartstocht te huisvesten,

zoek niet verder, er is iets anders,
dat je in de roos zult vinden,
in haar frisheid vernieuwd,
door de tranen van de dauw.

En betreur niets in stilte,
zoals vroeger.
Geef jezelf volledig
Aan de planten, houd je niet in,

Zonder terughoudendheid of woede
Vertrouw op de vormen van de aarde,
Maar nu, eindelijk, stem je ermee in
Jezelf volledig over te geven.

Zie hoe je oude waanzin
Verandert in duizend kruiden,
Kijk naar je vroegere moed
Die is takken geworden.

De angst voor de dood, beleden,
Is ontvouwen tot bladeren.
Hier overheen waait een zacht briesje,
Dit is de nieuwe tevredenheid.

En nu, wortels en oppervlakte,
Een prachtig park, menselijker dan de stad met haar luide kreten,
En soms neemt een groot hert alle ruimte in beslag,
Zie de leegte erachter dwalen, een ster worden.

Jules Supervielle

vertaling Google translate


LE MORT EN PEINE

Perdu parmi les pas et les ruines des astres
Et porté sur l’abîme où s’engouffre le ciel,
J’entends le souffle en moi des étoiles en marche
Au fond d’un cœur, hélas, que je sais éternel.
J’arrive de la Terre avec ma charge humaine
D’espoirs pris de panique et d’abrupts souvenirs,
Mais que faire en plein ciel d’un cœur qui se démène
Comme sous Le soleil et n’a pas su mourir.
Avez-vous vu mes yeux errer dans ces parages
Où le loin et Le près ignorent les rivages.
Aveugle sans bâton et sans force et sans foi,
Je cherche un corps, celui que j’avais autrefois.
Puissé-je préserver des avides espaces
Mes souvenirs rodant autour de la maison
Les visages chéris et ma pauvre raison
D’ou je me surveillais comme d’une terrasse.
Que je sauve du moins ce vacillant trésor
Comme un chien aux longs poils sous l’écume marine
Qui tient entre ses dents son petit presque mort.
Mais voici s’avancer l’écume des abîmes …
L’univers où je suis pousse un cruel soupir
Et la gorge du ciel profonde se soulève.
Puisque tout me rejette lei, même Le rêve,
Ces lieux sans terre, à quoi pourraient-ils consentir ?
Ah ! Même dans la mort je souffre d’insomnies,
Le veux de l’éternel faire un peu de présent,
Le me sens encor vert pour entrer au néant
Et chante mal dans l’universelle harmonie.
Comment renoncerais-je à tant de souvenirs
Quand l’esprit encombré d’invisibles bagages
Le suis plus affairé dans la mort qu’en voyage
Et je flotte au lieu de sombrer dans Le mourir.
Les quatre bouts de bois qui me tenaient sous terre
N’empêchaient pas le ciel d’entrer au cimetière,
Le monde me devient un immense radeau
Où l’âme va et vient sans trouver son niveau.
Tout se relève avec la pierre de la tombe,
Notre premier regard délivre cent colombes.
Pour qui ne possédait que sa longueur de bois
Les arbres, c’est déjà le plus bel au-delà.

Jules Supervielle

446


DE DODE MAN IN PIJN

Verloren tussen de voetstappen en ruïnes van de sterren
En gedragen over de afgrond waar de hemel neerstort,
hoor ik de adem in mij van de marcherende sterren
Diep in een hart, helaas, waarvan ik weet dat het eeuwig is.
Ik kom van de aarde met mijn menselijke last
Van hoop gegrepen door paniek en abrupte herinneringen,
Maar wat te doen in de open hemel met een hart dat worstelt
Alsof het onder de zon staat en niet weet hoe te sterven.
Heb je mijn ogen zien dwalen in deze streken
Waar ver en nabij geen kusten kennen.
Blind zonder stok, zonder kracht en zonder geloof,
zoek ik naar een lichaam, het lichaam dat ik ooit had.
Moge ik mijn herinneringen, die ronddwalen in het huis, beschermen tegen de hebzuchtige ruimtes
De dierbare gezichten en mijn armzalige verstand
Vanwaar ik mezelf bewaakte als vanaf een terras.
Laat me tenminste deze flikkerende schat redden
Als een langharige hond onder het schuim van de zee
Die zijn bijna dode welp in zijn tanden vasthoudt.
Maar daar komt het schuim van de afgrond…
Het universum waarin ik woon slaakt een wrede zucht
En de diepe keel van de hemel rijst op.
Omdat alles me afwijst, zelfs Droom,
waar zouden deze landloze plekken ooit mee instemmen?
Ah! Zelfs in de dood lijd ik aan slapeloosheid,
Ik verlang ernaar een beetje van het eeuwige heden te maken,
Ik voel me nog groen genoeg om het niets binnen te gaan
En vals te zingen in universele harmonie.
Hoe zou ik zoveel herinneringen kunnen opgeven
Als mijn geest, belast met onzichtbare bagage,
Ik meer bezig ben met de dood dan met een reis
En ik zweef in plaats van te zinken in de dood.
De vier stukken hout die me onder de grond vasthielden
Hierdoor kon de hemel het kerkhof niet binnendringen,
De wereld wordt voor mij een immens vlot
Waar de ziel komt en gaat zonder zijn niveau te vinden.
Alles herrijst met de grafsteen,
Onze eerste blik laat honderd duiven vrij.
Voor iemand die slechts een stuk hout bezat
De bomen daarachter zijn al het mooist.

Jules Supervielle

vertaling Google translate


Gieveld 40×36 cm 2026

LE RESSUSCITÉ

« Moi que l’on croyait mort et couchant à la dure,
J’ai laissé dans Le noir les rancœurs du tombeau.
Me voici près de vous sans une égratignure
Et je souris au jour sous un cid resté beau.
Moi qui sonnais sous terre un cor si décevant
Et me désespérais de rester sans réponse,
Dans mes vieux vêtements de nouveau je m’enfonce
Et je regarde au loin comme font les vivants.
Ne me répliquez pas que je suis un mensonge,
Je vis plus fort que vous, j’ai fait Le tour du sort,
C’est vous qui ressemblez aux figures des songes,
Vous ignorez le poids que no us donne la mort.
Que baissez-vous ainsi des paupières blessées.
Quand j’avance vers vous pour vous tendre la main
Comme si je portais un manteau souterrain
Et cachais gauchement des formes dispersées?
Eludez-vous en moi l’ombre, Le contagieux,
Celui qui n’eut pas peur d’affronter le retour
Comme si je pouvais vous arracher le jour
Rien qu’en posant sur vous le regard de mes yeux.
Allez, j’ai ma fierté sous mon indifférence,
Et puisque vous craignez mon abrupt renouveau,
Je ne suis pas de ceux qui refont des avances,
Et d’un pas de vivant, je retourne au tombeau.»

Jules Supervielle

447


DE OPGESTAANE

“Ik, die men dood waande en op straat sliep,
Ik liet de wrok van het graf achter in de duisternis.
Hier ben ik, ongedeerd, vlakbij jullie,
En ik glimlach naar de dag onder een nog steeds prachtige Cid.
Ik, die zo’n teleurstellende hoorn ondergronds blies,
En wanhoopte aan het gebrek aan antwoord,
In mijn oude kleren zak ik weer weg,
En ik staar in de verte zoals de levenden dat doen.
Zeg me niet dat ik een leugen ben,
Ik leef sterker dan jullie, ik heb het lot getrotseerd,
Jullie lijken op de figuren uit dromen,
Jullie zijn je niet bewust van de last die de dood op ons legt.
Waarom laten jullie je gewonde oogleden zo zakken,
Wanneer ik naar jullie toe kom om mijn hand uit te steken,
Alsof ik een ondergrondse mantel draag,
En onhandig verspreide gedaanten verberg?” “Ontsnap aan de schaduw in mij, de besmettelijke,
Hij die niet bang was om de terugkeer onder ogen te zien
Alsof ik de dag van je kon stelen
Gewoon door mijn blik op je te richten.
Kom nu, ik heb mijn trots onder mijn onverschilligheid,
En aangezien je mijn abrupte vernieuwing vreest,
ben ik niet iemand die opnieuw toenadering zoekt,
En met de stap van een levend mens keer ik terug naar het graf.”

Jules Supervielle

vertaling Google translate


Les pierres de la mort se forment et m’épuisent
En me serrant de près de leurs sourdes banquises,
Me voilà menacé dans mes courantes eaux
Comme un saumon sauteur par l’hiver congeleau.

Allons, il faut chercher un refuge dans l’âme
Puisque déjà mon corps s’enfuit à toutes rames.

Jules Supervielle

448


De stenen des doods vormen zich en putten me uit
Me dichtdrukkend met hun stille ijsschotsen,
Hier ben ik, bedreigd in mijn stromende wateren
Als een springende zalm bevroren door de winter.

Kom, men moet zijn toevlucht zoeken in de ziel
Want mijn lichaam vlucht al met volle kracht.

Jules Supervielle

vertaling Google translate


Opgebaard in mijn tegenwoordige tijd

Zoals zij daar op die bank lag
in Blankenberge
met haar hoofd op mijn schoot

leek het wel alsof ik haar gebaard had
en nu is ze dood
opgebaard in mijn tegenwoordige tijd

onvoltooid en onvolmaakt
niets wordt nog morgen
zonder haar

de zee is slechts water
en het strand
niet meer dan een handvol zand.

GvC


TUERIE

Les cœurs meurent de sécheresse
Comme bétail dans un désert,
Un jour dur se désintéresse
Des meurtrissures de la terre.
Où sont les étangs, les rivières,
L’humidité de la verdeur,
La terre jaune est prisonnière
Des fils de fer de la douleur.

Oh qu’il pleuve enfin sur le monde,
Que les larmes viennent aux cœurs
Et que les regards se détendent
Rendant les armes aux douleurs.
Que le sang reste dans les veines
Et n’en jaillisse tout d’un coup
Comme d’une pauvre fontaine
Qui n’en peut pas donner beaucoup.

Oh ! qu’il pleuve des herbes douces,
Avec des pétales de pluie
Et que la tendresse repousse
Dans les plaines endolories,
Que sécheresse se transforme
En persuasives rosées
Et que la soif de tant de morts
Par nos larmes soit apaisée.

Oh! qu’il pleuve enfin sur la haine
Comme sur les buissons saignants,
Et sur les cœurs qui se méprennent
Beaucoup de pluie également,
Que le monde se cicatrise,
Que mort sanglante se dédise
Et que s’avance enfin la paix
Avec sa houle de respect!

Jules Supervielle

421


MOORD

Harten sterven van de droogte
Als vee in de woestijn,
Verliest een barre dag zijn interesse
In de kneuzingen van de aarde.
Waar zijn de vijvers, de rivieren,
Het vocht van het groen,
De gele aarde is gevangen
Door het ijzeren draad van pijn.

O, laat het eindelijk regenen op de wereld,
Laat tranen in de harten komen
En laat ogen ontspannen
En hun wapens overgeven aan verdriet.
Laat het bloed in de aderen blijven
En niet in één keer naar buiten stromen
Als uit een armzalige bron
Die niet veel kan geven.

O! Laat het zoet gras regenen,
Met bloemblaadjes van regen
En laat tederheid weer groeien
In de pijnlijke vlakten,
Laat droogte veranderen
In overtuigende dauw
En laat de dorst van zoveel doden
Gestild worden door onze tranen.

O! Moge het eindelijk regenen op haat,
zoals op bloedende struiken,
en op dwalende harten,
ook veel regen,
moge de wereld genezen,
moge de bloedige dood worden afgezworen,
en moge de vrede eindelijk oprukken,
met haar golf van respect!

Jules Supervielle

Google translate


Post scriptum

Niet iedereen wil het bekennen.
Maar we zijn allemaal drenkelingen.

We vergaan.
In de zee van tijd, een druppel.
We verdwijnen.
Op het strand, een korrel zand.

Wanneer we onze geliefde verliezen.
Dan zijn wij onszelve kwijt.

27 september 2025

GvC


Gieveld 40×36 cm 2026

Requiem voor een herinnering

Nu lig jij daar
gevallen van de boom
die jou een eeuwigheid lang vasthield

in de takken van zijn armen
jouw ogen zieltogen
nog na in gisteren

het sarcofaag van onze herinneringen.

27 september 2026

GvC


SOUFFRIR

Quand il s’agit de recueillir
La douleur et la retenir,
Ou seulement de bien souffrir,
Le visage de l’homme est grand
Et plus profond que l’océan,
Plus haut que les hautes montagnes
Et plus large que la campagne,
Ils est grand à n’en plus finir.
Et de ce front à ce menton
On peut loger commodément
Mille lieues carrées de tourment,
Le tout dans un petit moment.
Point besoin ici de fourrier
Pour préparer l’hébergement,
Le malheur peut toujours entrer
Il est reçu royalement,
Avec chair vive à la mangeoire
Et du sang frais à l’abreuvoir.
Même ce tout jeune visage
Peut contenir par temps de guerre
Tout le carnage et le tapage
Qui s’étale au loin sur la terre.
Et même sans sortir des yeux,
Sans même se tasser un peu,
On trouvera bien de la place
Pour tous les malheurs de l’espace.
O peau humaine que traverse
Misérablement la douleur,
Ô cœur éponge de détresse
Même lorsque tu fus sans peur
Il n’est de terre sans un cri
Que la terre des cimetières,
A tant d’étroitesse de terre
Les tortures ont abouti,
À ce mutisme délétère
Qui, serrant de près, interdit
Le murmure le plus petit.
Les visages sont sans mémoire
Sans même un peu de désespoir.
Rien n’ose plus se hasarder
Aux orbites pour regarder,
Les mains ne tentent plus leur chance
Et s’enfoncent dans du silence,
Et ne parlons pas de ces jambes,
Que sauraient-elles enjamber,
Ni de ce tronc ah ! si peu tronc
Qu’il est précipice sans fond.
Et tout notre sang dont l’office
Était de bien distribuer
so La vie et son maigre délice
Affronte l’éternel supplice
De ne pouvoir plus remuer!.
Qu’on nous mette la tête en bas
Ou qu’on la sépare du corps
Tout nous est maintenant égal
Mais qui ose parler de corps
Quand le cœur ne le scande pas ?

Jules Supervielle

419-421


LIJDEN

Als het gaat om het verzamelen
en inhouden van pijn,
of simpelweg om goed te lijden,
is het gezicht van de mens immens
en dieper dan de oceaan,
hoger dan de hoogste bergen
en breder dan het platteland,
het is onmetelijk groot.
En van dit voorhoofd tot deze kin
kan men comfortabel
duizend vierkante mijlen aan kwelling herbergen,
alles in een oogwenk.
Hier is geen kwartiermeester nodig
om de accommodatie te verzorgen,
ongeluk kan altijd binnenkomen,
het wordt vorstelijk ontvangen,
met levend vlees aan de kribbe
en vers bloed aan de drinkbak.
Zelfs dit jonge gezicht
kan in oorlogstijd
al het bloedbad en de chaos bevatten
die zich wijd en zijd over de aarde verspreidt.
En zelfs zonder de ogen af ​​te wenden,
zonder ook maar een beetje te krimpen,
vindt men genoeg ruimte
voor alle tegenslagen van de ruimte.
O menselijke huid doorboord
ellendig door pijn,
o hart, spons van leed
zelfs toen je onbevreesd was
er is geen land zonder geschreeuw
behalve de aarde van begraafplaatsen,
in zo’n benauwdheid van aarde
hebben martelingen het gevolg,
in deze schadelijke stomheid
die, zich inperkend, verbiedt
het kleinste gemurmel.
Gezichten zijn zonder geheugen
zonder zelfs maar een spoor van wanhoop.
Niets durft zich meer te wagen
naar de oogkassen te kijken,
handen wagen hun geluk niet meer
en zinken weg in stilte,
en laten we niet spreken over deze benen,
waaroverheen zouden ze ooit kunnen stappen,
noch over deze romp, ach! zo’n kleine romp
dat het een bodemloze afgrond is.
En al ons bloed, waarvan het doel
was om goed te verdelen
zodat het Leven en zijn schamele vreugde
de eeuwige kwelling onder ogen moet zien
van niet langer te kunnen bewegen!
Laat ze onze hoofden ondersteboven keren
Of ze van ons lichaam scheiden
Het maakt ons nu allemaal niets uit
Maar wie durft er over het lichaam te spreken
Als het hart er niet meer in klopt?

Jules Supervielle

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De predikant

De uil is mijn kameraad
op deze stille hoeve,
waar mijn herstel zijn stroeve
en trage maten slaat.

De vrouw die ’s avonds komt
zegt, naar haar landsaard sprekend:
‘het vuur is ingerekend’,
waarbij mijn hart verstomt.

Onder het dakgebint
stel ik ’s nachts eindeloos orde
op wat as is geworden
en nimmer wederkeert.

Ida Gerhardt


Het brood

De dominee wist van niets.
Hij las altijd in boeken.
En ik wist ook van niets.
Ik was toen zestien jaar:
ik bracht het brood.

Het kind is dood.

Wie oordeelt het gezin
ginds ver de heuvelen in?
Ik breng het brood.

Ida Gerhardt (1905-1997)


zonnebloem

VIII

Pensavo: ma a questo mondo non è permesso
essere più poeti dei poeti
e questo è insania e del miglior conio
e ti condurrà a chiedere l’elemosina
agli angoli delle strade malgrado me

sperare gratitudine dalla malafede
e dopo che gli hai rimesso
l’azienda in attivo aspettare un riconoscimento
il merito è sempre dei pontefici
degli hitler, machiavelli tu lo conosci

e se, in attuazione dell’antico detto,
gli hai tolto le castagne dal fuoco
bruciandoti le dita, ma leggi
la storia di ramiro di orco:
il grado che te ne sanno è di esporti
in piazza alla canaglia spaccato in pezzi

e non è follia ma furore
stupirsi che i burocrati e i capintesta
delle industrie italiane-strangolaingegni

rubino ed abbiano conniventi
ragionieri e legali sempre più grossi

e per acquistare un minimo di buon senso
occorre davvero che ti faccia un sonno
in clinica: questo lusso non può permetterselo
chi ha da guadagnarsi il pane. Sbagliavo. Ho sempre
sbagliato, questo lusso se lo può permettere
chi se lo paga con la sua morte.

Helle Busacca


VIII

Ik dacht: maar in deze wereld is het niet toegestaan
om meer dichters te zijn dan er dichters zijn
en dit is waanzin, en wel de beste soort
en het zal je ertoe brengen om te bedelen
op straathoeken, ondanks mij

hopend op dankbaarheid uit kwade wil
en nadat je
het bedrijf weer winstgevend hebt gemaakt, wachtend op erkenning
gaat de eer altijd naar de pausen
van de Hitlers, je kent Machiavelli toch

en als je, om het oude gezegde te volgen,
de kastanjes uit het vuur hebt gehaald
door je vingers te branden, maar lees
het verhaal van Ramiro di Orco:
de mate waarin ze het kennen is jezelf blootstellen
op straat aan het gepeupel, in stukken gescheurd

en het is geen waanzin maar woede
om verbaasd te zijn dat de bureaucraten en de bazen
van de Italiaanse industrie-intellectuelen-wurgers

stelen en samenzwerende
accountants en advocaten hebben die steeds belangrijker worden

en om een ​​minimum aan goeds te verwerven, is het logisch
je moet echt slapen
een kliniek: deze luxe is niet weggelegd voor
iedereen die de kost moet verdienen. Ik had het mis. Ik heb het altijd mis gehad; deze luxe is wel degelijk weggelegd voor
iedereen die ervoor betaalt met zijn dood.

Helle Busacca

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XI

Questo mondo assassino
e io a farne parte, questo mondo
dove per te non c’era fuoco
né tetto né letto, e per forza
hanno dovuto darti quei due metri
di terra perché non li sconvolgessi, poveri esseri
sensibili e caritatevoli, rileggo
una tua lettera:
                          «eccoti
un brano di un racconto di un mio amico,
ingegnere: – …si acconciò
a finire in una cassetta… -»

Questo mondo dove
se io e tu fossimo stati soli
e non fidarci come i poeti
sempre, dei rutti del loro ventre
pigliandoli per il singhiozzo rauco del cuore

io ti avrei visto com’eri
ma c’erano a intossicarci fra me e te
tutte le loro fetide esalazioni

questo mondo dove la bestia
riesce sempre a imbestiare l’uomo
non mai non mai che sia l’uomo
a rendere umana la bestia

come potrei amarlo; sotto quale aspetto
non vomitarlo mille volte al giorno
questo mondo che era bello

finché, anche lontano, tu c’eri.

Helle Busacca


XI

Deze moorddadige wereld
en ik maakte er deel van uit, deze wereld
waar voor jou geen vuur was
noch dak noch bed, en waar ze je met geweld
die twee meter land moesten geven
zodat je hen niet van streek zou maken, arme
gevoelige en liefdadige wezens, ik las
een brief van je opnieuw:
“Hier is een passage
uit een verhaal van een vriend van mij, een
ingenieur: – …hij regelde
dat hij in een kist terechtkwam…”

Deze wereld waar
als jij en ik alleen waren geweest
en niet vertrouwd, zoals dichters
altijd, de oprispingen van hun buiken
die ik aanzag voor de hese snikken van het hart

ik je had gezien zoals je was
maar er waren, die ons vergiftigden tussen jou en mij
al hun walgelijke uitademingen

deze wereld waar het beest
er altijd in slaagt de mens te brutaliseren
nooit, nooit, nooit, dat het de mens is
die het beest menselijk maakt

alsof ik ervan zou kunnen houden; Op welke manier
om het niet duizend keer per dag uit te braken
deze wereld die zo mooi was

zolang jij er maar was, zelfs al was je ver weg.

Helle Busacca

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TEMPS DE GUERRE

À Sara et Roberto Ibañez

CÉLESTE APOCALYPSE

Parmi tant de sphères,
Ovales humains
Cherchant à bien faire,
Et nos faibles mains
Serrant leur destin.
Le dur éclairage
Sur tous ces visages:
Notre temps souffert.
Et nos sombres soins
De vivants se pressent,
Mais que tout est loin!
Et ce gauche essai
D’un peu de tendresse
Ou d’une caresse
Dans l’éther glacé,
Qui fige le geste
A peine amorce
Et que parfois rident
De pâles bolides,
Soudain courrouces.
Et tous ces enfants
Toujours renaissants !
Pour souffrir son âge
On devient visage,
Dès qu’un peu de vie
Rôde dans la nuit.
Et le sourd regard
Diffus et sans vie
De ce ciel hagard
Sur nous, nos outils,
Et sur nos petits.
Grande Ourse et Verseaux,
Et vos citadelles,
Que pouvez-vous faire
D’enfants au berceau,
De leurs fontanelles ?
Visages promis
Aux célestes lances,
Les garçons, les filles,
Aux batailles d’astres !
Qui est jeune ou vieux,
Vertige des mondes?
Sombre ou radieux,
Ténèbres qui grondent?
Une brusque mort
Plomb, feu en furie,
Vous met dans leur tort
Les plus pures vies.
Vous déraisonnez
Cadavres sans nez,
Et sur ton visage
Où s’arrête l’âge
Se coagula
Ta part d’au-delà.
Et dans nos demeures
Se cassent les heures..
Qui souille nos lits,
Crève nos armoires,
Et force l’histoire
De nos humbles vies?
Qui monte toujours
D’obscurs escaliers
Béants tout d’un coup
Sur l’éternité ?
Et notre corps tombe
À n’en plus finir
Verticale tombe,
Est-ce là mourir?
Et la terre roule?,
Devient une face
Temps de guerre
Emportant nos faces
Leur immense foule,
Vivantes facettes
Que ronge l’espace,
Et, malgré soi, prêtes
Aux ultimes glaces,
Et tous nos efforts
Pour avoir une âme,
Traverser la mort,
Sauver notre flamme,
Un peu s’allumant,
Beaucoup s’éteignant,
Sous cent mille vents
Qui, tous, la réclament.
Et cette fumée
Si mal enfermée
Qui monte de nous
Et, seule, résiste
A tous les remous,
Elle qui toujours,
Plus lente ou plus vite,
Retombe sur nous,
Humaine fumée,
Hiver comme été,
Notre ardente mise,
Seule liberté
Qui nous soit permise.

(Janvier 1945.)

Jules Supervielle

417-419


OORLOGSTIJD

Aan Sara en Roberto Ibañez

HEMELSE APOCALYPS

Te midden van zoveel sferen,
Menselijke ovalen
Die het goede willen doen,
En onze zwakke handen
Die hun lot in handen hebben.
Het harde licht
Op al deze gezichten:
Onze tijd van lijden.
En onze sombere zorgen
De levenden dringen zich voort,
Maar hoe ver is alles weg!
En deze onhandige poging
Tot een beetje tederheid
Of een streling
In de ijzige ether,
Die het gebaar bevriest
Nauwelijks begonnen
En dat soms gerimpeld wordt
Door bleke vuurbollen,
Plotselinge woede.
En al deze kinderen
Altijd herboren!
Om hun ouderdom te lijden
Wordt de een een gezicht,
Zodra een klein leven
In de nacht ronddwaalt.
En de dove blik
Verspreid en levenloos
Van deze uitgemergelde hemel
Op ons, onze werktuigen,
En op onze kleintjes.
Grote Beer en Waterman,
En jullie citadellen,
Wat kunnen jullie doen
Met kinderen in hun wiegjes,
Met hun fontanellen?
Gezichten beloofd
Aan hemelse lansen,
Jongens, meisjes,
Aan sterrengevechten!
Wie is jong of oud,
Duisternis der werelden?
Donker of stralend,
Dreunende duisternis?
Een plotselinge dood,
Lood, woedend vuur,
Plaatst jullie in het verkeerde
De puurste levens.
Jullie zijn irrationele
Lijken zonder neuzen,
En op jullie gezicht
Waar de ouderdom stopt
Gestold
Jullie deel van het hiernamaals.
En in onze huizen
De uren breken…
Wie bezoedelt onze bedden,
Breekt onze kledingkasten open,
En dwingt de geschiedenis
Van onze nederige levens?
Wie beklimt altijd
Donkere trappen,
Die in één keer openstaan
Naar de eeuwigheid?
En ons lichaam valt
Eindeloos
Verticale val,
Is dit sterven?
En de aarde rolt?
Wordt een gezicht
Oorlogstijd
Meeslepend onze gezichten
Hun immense menigte,
Levende facetten
Weggerukt door de ruimte,
En, ondanks onszelf, klaar
Voor het laatste ijs,
En al onze inspanningen
Om een ​​ziel te hebben,
Om de dood te overwinnen,
Om onze vlam te redden,
Een beetje aanmaakhout,
Velen doven uit,
Onder honderdduizend winden
Die er allemaal om vragen.
En deze rook
Zo slecht in bedwang gehouden
Die uit ons opstijgt
En, als enige, weerstand biedt aan
Alle omwentelingen,
Die altijd,
Langzamer of sneller,
Op ons terugvalt,
Menselijke rook,
Winter en zomer,
Onze vurige toewijding,
De enige vrijheid
Ons geschonken.

(Januari 1945.)

Jules Supervielle

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Gieveld 40×36 cm 2026

Senza tracce apparenti di dolore, i vestiti
parlano di noi tra risa e legna asciutta da ardere
ci ha lavati di ogni morire
quel canto alle radici
o forse quel rimanere immobili
come gechi bruciati di parole
ci sono scadenze sui vetri, nelle attese
sul rovescio e sopra ogni cosa,
ma la dormienza mi protegge i semi.
Radicanti fanno così, ogni cosa sanno sostenere.

Anna Maria Scopa


Zonder enige zichtbare sporen van pijn, spreken de kleren
over ons tussen gelach en droog brandhout
heeft ons van alle dood ontdaan
dat lied in de wortels
of misschien dat stil blijven
als gekko’s verbrand door woorden
er zijn deadlines op de ramen, in de wacht
op de rug en boven alles,
maar de rust beschermt mijn zaden.

Wortelen doet dit, ze kunnen alles in stand houden.

Anna Maria Scopa

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Alla fine
separai con attenzione
la tristezza dal dolore
al centro esatto.
Nel palmo della mano
piccoli sassolini neri
così come si fa con le lenticchie.

Anna Maria Scopa


Uiteindelijk
scheidde ik zorgvuldig
het verdriet van de pijn
precies in het midden.
In mijn handpalm
kleine zwarte steentjes
net als linzen.

Anna Maria Scopa

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Sarà l’urlo profondo che buca le ossa
e non trova più terra sotto i piedi.
Il cielo ha il ventre gonfio del mondo
a lavare il rimorso che impasta la bocca.
Quanto tempo ci vuole raccogliere corpi
come conchiglie, mentre il mare sputa sangue
sui gusci dei giorni senz’altare?
Non c’è pietà nella stagione della morte
non c’è più sole e in Palestina piove.

Anna Maria Scopa


Het zal de diepe schreeuw zijn die door de botten snijdt
en geen grond meer vindt onder zijn voeten.
De hemel heeft de gezwollen buik van de wereld
om het berouw weg te spoelen dat de mond verstopt.
Hoe lang duurt het om lichamen te verzamelen
als schelpen, terwijl de zee bloed spuwt
op de schelpen van dagen zonder altaar?
Er is geen genade in het seizoen van de dood
er is geen zon meer en in Palestina regent het.

Anna Maria Scopa

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uit: Anna Maria Scopa, Radicanti, Bertoni Editore, 2025


XXI.

Ogni morte contiene in sé tutta la morte della terra.
Perciò morendo saprai
Il pesce buttato a riva della notte d’uragano,
E l’arso albero, e la belva atterrata dalla fame,
E il riposo dei popoli distrutti
Sotto le sabbie dei loro regni dimenticati

Margherita Guidacci.


XXI.

Elke dood omvat alle dood van de aarde in zich.
Daarom zul je het weten als je sterft
De vis die tijdens de orkaannacht aan land werd geworpen,
En de verbrande boom, en het beest gedood door honger,
En de rest van de vernietigde volkeren
Onder het zand van hun vergeten koninkrijken

Margherita Guidacci.

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1939-1945

POÈMES
DE LA FRANCE MALHEUREUSE

À Angélica Ocampo

DES DEUX CÔTÉS DES PYRÉNÉES

Un son plus triste de guitare
Que s’il venait des doigts d’un mort
A traversé l’Andalousie
Et s’achemine vers le Nord.
C’est une musique transie
Mais qui cherche à se faire entendre,
Et se voudrait encore tendre
Quand c’est un râle au fond du sort.

Espagne, est-ce bien toi dans ces fusils qui brillent,
Est-ce ainsi que l’on meurt, par paquets inégaux,
Que vont dire tes saints de pierre et tes taureaux ?
Pour se tirer dessus ce grand air de famille…
Et de tous les côtés l’on ne voit que des frères,
Mêmes sourcils épais et visages austères,
Mille âmes mélangées à du sang tout pareil,
Où s’enlise et grésille un unique soleil.

Les loups des temps passés s’en viennent aux nouvelles,
Mal réveillés, terreux, courbatus par la mort,
Ils s’avancent cherchant partout d’étranges gages,
Mais tant de mort d’un coup vite les décourage,
Ils regagnent, boitant de l’os, leurs souterrains,
Confus de ce carnage où la faim n’est pour rien.

Et vous, arbres de France, encore dépouillés,
Que sera-t-il de nous quand vous aurez des feuilles,
Vous tenez guerre et paix serrées entre vos branches
Dans votre grand secret, grave de conséquences.
Qu’allez-vous laisser choir d’entre vos clairs bourgeons,
Tout est encore en paix, l’homme avec ses sillons,
Les terres de labour, les charrois agricoles,
Mais la guerre déjà tâte nos cœurs dans l’ombre.

Un espoir trouble nous surveille,
Toujours prêt à nous décevoir,
Il nous parle bas à l’oreille
Mais du ton de quelqu’un qui ment.
Lorsque parfois un peu de jour
Vient donner forme à nos ténèbres
Elles sont d’autant plus funèbres
Que l’on en voit mieux le contour.

Europe, qu’as-tu fait de tes belles montagnes,
L’altitude avilie affronte mal le ciel,
Et nous voyons ramper les courantes campagnes
Comme des chiens voleurs qui demandent pitie.
Il était une fois des garçons et des filles
Offrant leur confiance aux profondeurs du soir,
Des bêtes douces se poussaient sentant l’Avril
Dans l’air mouillé de nuit, chemin de l’abreuvoir.
Ah ! l’on ne peut plus rien regarder sans rougir,
Un temps tyrannise pourrit l’herbe à nos pieds,
On nous a tout change, la campagne, la ville.
Et nous sommes perdus parmi nos familiers.

(Mars 1939.)

Jules Supervielle

407


GEDICHTEN
VAN ONGELUKKIG FRANKRIJK

Aan Angélica Ocampo

AAN BEIDE KANTEN VAN DE PYRENEEËN

Een gitaargeluid droeviger
Dan alsof het uit de vingers van een dode kwam
Heeft Andalusië doorkruist
En baant zich een weg naar het noorden.
Het is bevroren muziek
Maar wel een die gehoord wil worden,
En die nog steeds teder zou willen klinken,
Wanneer het een doodsroffel is op de bodem van het lot.

Spanje, ben jij het werkelijk in deze glimmende geweren,
Is dit hoe we sterven, in ongelijke groepen,
Wat zullen je stenen heiligen en je stieren zeggen?
Op elkaar schieten, deze grote familiesfeer…
En aan alle kanten zie je alleen maar broers,
Dezelfde dikke wenkbrauwen en strenge gezichten,
Duizend zielen vermengd met identiek bloed,
Waar een enkele zon ondergaat en sist.

De wolven van weleer komen op zoek naar nieuws,
Halfwakker, aards, gekweld door de dood,
Ze rukken op, overal zoekend naar vreemde tekenen,
Maar zoveel dood tegelijk ontmoedigt hen al snel,
Ze keren terug, mank lopend, naar hun ondergrondse holen,
Verward door deze slachting waar honger geen rol speelde.

En jullie, bomen van Frankrijk, nog steeds kaalgeplukt,
Wat zal er van ons worden als jullie bladeren krijgen?
Jullie houden oorlog en vrede stevig vast tussen jullie takken,
In jullie grote geheim, zwaar van de gevolgen.
Wat zullen jullie laten vallen tussen jullie heldere knoppen?
Alles is nog in vrede: de mens met zijn voren,
De geploegde velden, de landbouwkarren,
Maar de oorlog tast onze harten al af in de schaduwen.

Een verontruste hoop waakt over ons,
Altijd klaar om ons teleur te stellen,
Ze fluistert zachtjes in ons oor,
Maar met de stem van iemand die liegt.
Wanneer er soms een beetje daglicht
komt om vorm te geven aan onze duisternis,
is het des te droeviger
omdat de contouren ervan duidelijker zichtbaar zijn.

Europa, wat heb je met je prachtige bergen gedaan?
De verloederde hoogten kijken armzalig naar de hemel,
en we zien de glooiende velden kruipen
als stelende honden die om genade smeken.
Er waren eens jongens en meisjes
die hun vertrouwen schonken aan de diepte van de avond,
zachtaardige wezens die voortgingen, april voelend,
in de vochtige nachtlucht, op het pad naar de waterpoel.

Ach! We kunnen nergens meer naar kijken zonder te blozen,
een tiranniek weer laat het gras aan onze voeten rotten,
alles is voor ons veranderd, het platteland, de stad.
En we zijn verdwaald tussen onze eigen mensen.

(Maart 1939.)

Jules Supervielle

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